Retrait-gonflement des argiles : un nouveau zonage applicable au 1er juillet 2026
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles (RGA) représente aujourd’hui l’un des principaux risques naturels pesant sur les bâtiments en France.
Sous l’effet des périodes de sécheresse puis de réhydratation des sols, les terrains argileux se contractent et se dilatent, provoquant fissures, désordres structurels et dégradations importantes des constructions.
Face à l’augmentation des sinistres observés ces dernières années, notamment en lien avec le changement climatique, un arrêté du 9 janvier 2026 vient actualiser la carte nationale d’exposition à ce risque.
Une nouvelle cartographie du risque
La carte d’exposition au retrait-gonflement des argiles, initialement publiée en 2020, a été révisée afin de mieux prendre en compte la réalité des sinistres constatés.
Cette mise à jour entraîne une extension des zones d’exposition moyenne et forte, qui représentent désormais 55 % du territoire hexagonal, contre 48 % auparavant.
Ces zones sont celles concernées par les obligations prévues par la loi Élan, notamment en matière d’information des acquéreurs et de prise en compte du risque dans les projets de construction.
La nouvelle cartographie est consultable via le portail Géorisques, qui permet d’identifier précisément le niveau d’exposition d’une parcelle.
Une entrée en vigueur au 1er juillet 2026
Le nouveau zonage s’appliquera à partir du 1er juillet 2026 et concernera notamment :
- les promesses de vente et actes authentiques de vente de terrains non bâtis constructibles
- les contrats de construction de maison individuelle
L’objectif est d’améliorer la prévention du risque dès la phase de projet immobilier.
Un enjeu croissant pour le patrimoine bâti
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est aujourd’hui l’une des premières causes d’indemnisation en catastrophe naturelle.
Pour les collectivités et les gestionnaires de patrimoine, ce risque soulève plusieurs enjeux :
- identification des bâtiments exposés
- suivi des désordres structurels
- adaptation des stratégies de maintenance
- anticipation des coûts de réparation.
L’évolution de la cartographie confirme que le risque concerne désormais une part majoritaire du territoire, ce qui renforce la nécessité d’une gestion patrimoniale structurée.
Un fonds de prévention expérimental
Afin de mieux protéger les habitations situées dans les zones les plus exposées, un fonds de prévention dédié au phénomène de RGA est actuellement expérimenté dans 11 départements préfigurateurs.
Un simulateur d’éligibilité permet aux propriétaires de vérifier s’ils peuvent bénéficier de ce dispositif d’aide.
À retenir
- nouvelle carte RGA publiée par arrêté du 9 janvier 2026
- entrée en vigueur le 1er juillet 2026
- 55 % du territoire désormais en zone d’exposition moyenne ou forte
- renforcement de la prévention dans les transactions immobilières et les projets de construction.